Après le tsunami pétrolier, le choc ? Une tribune de Marine Simoën et Pierre Hacquard.

Une surabondance d’offres, un ralentissement important de la demande et une chute brutale des prix du baril pourraient, à court-terme dissimuler, voire accentuer, les risques qui pèsent sur l’approvisionnement pétrolier, à moyen et long termes.

Pour compléter les analyses liant pic pétrolier et pandémie de COVID-19 publiées dans le journal L’Echo le 02 juillet 2020, et dans une soumission de Maxence Cordiez à France Stratégie le 04 mai 2020, signalons la tribune du 23 mars 2020 rédigée par Marine Simoën, de l’Institut de Relations Internationales et Stratégiques (IRIS), et Pierre Hacquard, ingénieur géologue chez Equinor.

« À moins de 40$ le baril », écrivent-ils, « il est inconcevable d’imaginer le futur du secteur de l’énergie sereinement. En premier lieu, des investissements insuffisants pourraient mettre en péril la possibilité d’assurer la continuité de l’approvisionnement pétrolier à moyen terme. Mais cela risque également de retarder, voire de ne pas engager, les financements dans les énergies bas-carbone à court-terme qui, non subventionnées, deviendront de facto moins intéressantes pour les usagers finaux noyés sous des énergies fossiles peu cher.

Une issue possible de cette crise sanitaire et économique serait de sonner la fin, et de transformer en profondeur, un modèle globalisé, devenu aujourd’hui de moins en moins soutenable. Mais un autre scénario se profile à l’horizon, plus probable encore : que les prix bas du pétrole relancent la machine économique dès la sortie de la crise du COVID-19 de manière boulimique, ramenant la consommation de pétrole à ses niveaux d’avant crise, voire au-delà. Dans ce cas, le risque d’un approvisionnement en pétrole insuffisant, conséquence d’investissements en exploration et production trop faibles, reste entier. Tout comme le risque, lui aussi systémique, que ferait peser un rendez-vous manqué entre la transition énergétique et les politiques de relance à venir. »

La tribune peut être lue en entier sur le site d’IRIS.

Le 16 décembre 2019, Pierre Hacquard et Marine Simoën avaient déjà publiés avec Emmanuel Hache, chercheur à IFP Energies Nouvelles, une étude avertissant d’un risque de choc pétrolier à l’horizon 2025. Cette étude a été publiée en anglais dans la revue d’IFP Energies Nouvelles. Le pdf de l’étude peut également être téléchargé sur ASPO.be, et une version en français est disponible ici.

Cette étude a été relayée par Connaissance des Energies, et L’Usine Nouvelle.

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