L’éolien et le solaire photovoltaïque en Europe : La trahison des clercs, par Bernard Durand et Jean-Pierre Riou, 01 janvier 2020

«Le sommeil de la raison produit des monstres». Francisco de Goya, 1799


Cet ouvrage a été écrit par deux hommes en colère. En colère contre ceux qui par esprit de
lucre provoquent un désastre environnemental en Europe en y faisant installer partout des
éoliennes de 200 mètres de haut et bientôt encore plus, sans le moindre respect pour les habitants, leur santé, leur patrimoine et leur environnement. En colère contre les « écologistes » autoproclamés, et les politiques exploitant la crédulité publique pour se faire élire, ou encore les maires appâtés par les retombées financières de ces installations, qui aident ces hommes d’affaires à détruire notre environnement en s’abritant derrière l’alibi de la défense du climat. Lassés des enquêtes et débats publics sur ces questions dont les conclusions sont écrites à l’avance. Scandalisés par les mensonges permanents des médias, des élus et des gouvernements partout en Europe pour couvrir ce désastre.

L’éolien ne sert pas à grand-chose dans la plupart des pays d’Europe pour faire face à l’urgence climatique. Car l’installation d’éoliennes pour produire de l’électricité exige dans ces pays la disponibilité constante de centrales pilotables à combustibles fossiles (charbon, gaz, fuel), permettant de compenser très rapidement la chute de production des éoliennes, quand fréquemment il n’y a pas assez ou même pas du tout de vent. Or ces centrales émettent de grandes quantités de gaz carbonique (CO2), considéré entre autres par le Groupe d’experts international sur l’évolution du climat (GIEC, en anglais IPCC) comme le principal responsable du réchauffement climatique actuel.

L’éolien ne sert même à rien du tout dans ceux des pays européens qui comme la France, la Norvège, la Suède et la Suisse produisent déjà leur électricité en quantités suffisantes sans avoir recours ou presque aux combustibles fossiles grâce à l’hydroélectricité et/ou au
nucléaire. Bientôt s’y joindra la Finlande qui a choisi de développer chez elle le nucléaire.
Il en est de même du solaire photovoltaïque, peu efficace sous nos latitudes et même absent lors des pics de consommation hivernaux, rendant ainsi indispensable son soutien par des centrales pilotables.

Pratiquement inutile en Europe pour la défense du climat, et même nuisible à long terme quand il pérennise l’usage des combustibles fossiles pour la production d’électricité comme c’est le cas entre autres en Allemagne, le développement actuel à marche forcée de ces électricités renouvelables intermittentes (ElRI) s’accompagne d’un coût réel pour les citoyens, sans que l’écrasante majorité d’entre eux ne s’en rende encore compte, considérablement plus élevé que leur seul coût de production. Cela non seulement en taxes et impôts, mais en espaces rendus inhabitables et en matières premières et matériels importés. Faire payer les Européens aussi cher quelque chose qui leur sert si peu, et qui gaspille tant d’espace et de matières premières, est-ce bien équitable ?

Rarement aura-t-on vu dans l’histoire récente un tel décervelage de l’opinion publique et une exploitation aussi éhontée de l’ignorance et de la naïveté des citoyens pour faire aboutir des projets dont les principaux intérêts sont ceux de la finance internationale. Un film récent de Jeff GIBBS et Michael MOORE « Planet of the Humans », vient de montrer ce qu’il en était aux Etats-Unis. L’Europe n’est pas en reste.

En 1927 Julien BENDA écrivait un ouvrage lucide : « La trahison des clercs ». Il y défendait l’idée que les « clercs », intellectuels dont la mission est de défendre la justice et la raison, avaient trahi cette mission au nom d’intérêts personnels. Dans une postface de 1946, il prétendait que cette trahison, faite au nom d’une idéologie antidémocratique, avait précipité l’arrivée de la deuxième guerre mondiale. Cet ouvrage est à nouveau d’une inquiétante actualité. En Europe, ces clercs que sont en principe les autorités publiques et les élus accumulent les lois et les décrets pour imposer au forceps le développement d’un éolien et d’un solaire photovoltaïque si peu utiles, au détriment évident des riverains, des citoyens et de l’économie.

Notre critique entraînera de la part de ces clercs, et aussi de militants qui se prétendent écologistes, comme si souvent des attaques ad hominem. Nous préférerions une contre-critique écrite et solidement argumentée, ce qui serait beaucoup plus positif. Nous serons entre autres accusés d’être des suppôts du lobby pronucléaire, parce que, constatant la réalité technologique actuelle, nous défendons ici l’idée que le nucléaire civil est un des rares moyens dont l’Europe dispose pour faire face à la crise énergétique et climatique qui s’annonce. Il est, contrairement à l’opinion commune, la plus écologique et la moins risquée de nos sources possibles d’électricité, et peut être à notre service pendant des milliers d’années.

Nous ne venons pourtant ni l’un ni l’autre de la planète nucléaire. Nous écrivons en toute
liberté, en l’absence de toute pression politique, financière ou professionnelle. Nous nous
efforçons ici de présenter une analyse rationnelle à l’aide de faits vérifiés, en fonction de notre expérience fort longue des sujets traités.

Cet ouvrage n’a pas pour objet principal de dénoncer les dommages ainsi créés à l’environnement, aux riverains, à leur santé et à leur patrimoine, en particulier par l’éolien, ni même le coût démentiel par rapport au service rendu. Beaucoup d’autres l’ont fait, et les ouvrages se multiplient à ce sujet. Il se propose surtout de faire prendre à ses lecteurs la pleine conscience des raisons physiques et économiques incontournables pour lesquelles le développement massif des électricités «renouvelables» intermittentes (ElRI), éolien et solaire photovoltaïque, constitue en Europe une mauvaise solution pour y assurer une «transition énergétique».

Les subventions directes ou indirectes démesurées dont ces ElRI ne peuvent maintenant plus se passer pour perdurer, et les obscurs montages financiers au profit de spéculateurs «verts» internationaux qui permettent de les développer en Europe, sont injustifiables par la défense du climat, celle de l’environnement, l’intérêt des citoyens, mais tout autant par les lois de la physique.

L’ouvrage est organisé en chapitres pouvant être lus dans une large mesure indépendamment les uns des autres, et conçus pour qu’ils soient autant que possible accessibles à des lecteurs n’ayant pas de formation scientifique. Les nombreuses références associées permettront à ceux qui le désirent d’aller plus en profondeur dans la réflexion.

Nous insistons sur les ordres de grandeur des quantités et des puissances mises en jeu par les différentes sources d’électricité. C’est leur méconnaissance quasi totale aussi bien par les citoyens que par leurs élus qui est à la source de tant de malentendus, mais aussi de la multiplicité des solutions « miracles » proposées pour résoudre les problèmes considérables créés par le développement de l’éolien et du solaire photovoltaïque en Europe, et qui à l’analyse se révèlent n’être que des fantasmes et des illusions.

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